Matin – Le label et les enjeux actuels

 

09h30 : Introduction : Claire TOLLIS – Docteur en Géographie et Sociologie

Accueil et Objectifs de la journée : Claire Tollis est chercheuse en sociologie au laboratoire PACTE  (Politiques Publiques – Action politique – Territoires) de Grenoble, docteur en géographie, passionnée des questions d’éthique et d’engagement volontaire dans notre société moderne. Elle est également Membre du CA de Mountain Riders en tant que secrétaire adjointe.

L’Ecologisation de notre société est une urgence qui demande des moyens colossaux. Soit on évolue soit on baisse les bras. On ne peut pas s’intéresser à la biodiversité sans s’intéresser à l’humain et on ne peut pas attendre les dirigeants pour faire ce changement. Notre volonté d’association n’est pas de créer un label pour supplanter les autres mais bien de produire des outils utile et efficaces pour encourager et accompagner le changement positif.

New Trailer: STEPS – A journey to the edge of climate change from Ride Greener on Vimeo.

09h45 : Labels Touristiques Européens : Tobias LUTHE Université de Chur – Suisse 

Comparaison et analyse des labels de durabilité pour la montagne, en Europe et dans le monde : Tobias Luthe est Chercheur en sciences de la durabilité à l’université de Chur, il axe ses recherches sur la prise en compte du tourisme et de montagne et des domaines skiables sur la question de la transition au regard du changement climatique.

Pour concevoir un label de confiance il est important de songer au pouvoir d’attractivité et de rassemblement de ce label. Il doit couvrir des critères écologiques, économiques et sociaux tout en étant transparent sur sa manière d’être mesuré : comment et par qui. Il existe une centaine de labels mais seulement la moitié est connue auprès du public. Le touriste est perdu face à cette masse d’information et ne sait pas comment comparer. Le problème linguistique est aussi un poids dans la connaissance du label au près du grand public et ces labels ne mesures pas les mêmes choses et ne s’adressent pas aux même acteurs du tourisme qu’ils soient culturels, économiques ou encore environnementaux. Pour conclure il faut que le label ait une vision positive.

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Question : Armelle Solelhac SWITCH : Nous sommes exposés à plus de 800 messages par jour (marques), comment avoir un label qui sort du lot dans cette masse d’information et de communication ?

 Réponse :  Tobias Luthe : Il est difficile de répondre mais avec du temps, du travail, et de la persévérance on peut construire une marque forte et connue (exemple avec WWF) et ainsi augmenter sa notoriété et la confiance accordée aux yeux du grand public.


Lost in Town Mountain Riders par Mountain-Riders

10h45 : Table Ronde – les labels touristiques existants, fonctionnement et enjeux

Dominique KREZIAK –  Enseignant IAE Savoie perception DD en montagne : Dominique est responsable de Formation à Institut d’administration des entreprises Savoie Mont-Blanc, (IAE). Elle encadre des Masters professionnels au management des événements sportifs et culturels (MESC). Elle travaille sur l’analyse de la perception des clientèles, des politiques publiques durables.

Le rôle du label est d’être une caution. Cependant la méconnaissance des labels est liée à leur nombre très important, les labels manquent de clartés. Pour une marque peu connue le label peut jouer en sa faveur. La notoriété d’un label est évolutive. Dans le secteur du tourisme il peut être sujet à méfiance. Les populations sont alors moins sensibilisées et il y a un risque de réticence. Pour résoudre ce problème il faut que ces populations soient informées et accompagnées.

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Thierry GAMOT -  Directeur -  Nordic France : Nordic France fédère les stations nordiques de France, Nordic France propose un label visant à améliorer la qualité des domaines nordiques.

Crée en 1984, France Ski de Fond devient en 2003 Nordic France. Sont but est avant tout de rénover l’image du nordique qui souffre d’une image trop sportive ou trop vieillotte.Via la formation des acteurs : des pisteurs des dameurs, Nordic France travaille à l’amélioration et à la promotion du produit nordique à travers l’usage du label. L’évaluation est partagée en 4 grandes familles de critères traitant du ski de fond, des autres activités nordiques, des services et du développement durable. Actuellement sur 180 sites il y en a 120 labellisés via une démarche volontaire. Nordic France envoi des experts sur la station. Des directeurs d’association par exemple qui pratique des expertises dans des massifs étrangers aux leurs. Échange de réseaux et d’expériences.

Philippe BERNEZ – Directeur – Label Station Verte : Fédération Française des Stations Vertes de Vacances, un label décerné à plus 585 stations vertes, stations natures.

Avec 50 ans d’existence Station Verte rassemble 544 stations vertes et villages de neige. Le label Station Vert a pour but de valoriser et protéger le patrimoine, tout en s’inscrivant dans une démarche de progrès partagé. Depuis 2013, stations Verte souhaite remobiliser ses stations pour auto évaluer ses stations labélisées tous les deux ans en intégrant une dimension environnementale.

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Karmen MENTIL – Directrice Alpine Pearls

Alpine Pearls a été développé dans le cadre du projet européen pour l‘espace alpin Interreg III B„ Alps Mobility II -Alpine Pearls“, cofinancé par l‘Union Européenne et mis en place par 15 partenaires de projet en Autriche, France, Allemagne, Italie et Suisse, sous la direction (Lead Partnership) du Ministère autrichien de l‘Agriculture, des Forêts, de l‘Environnement et des Eaux. Karmen n’a malheureusement pas pu être présente à la table ronde. Cependant sa  présentation est disponible ici.

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Questions : Jean-Luc Gosselin Parc Naturel Vanoise : Combien de stations bénéficient du label Station Verte en Savoie ? Sur 50 ans Station Verte marche bien alors pourquoi flocon vert existe ? Comment en 50 ans a évolué le label Station Verte ? Comment les gens travaillent dans la station quel est le lien entre les différents acteurs de la station ?

 Réponse : Philippe Bernez : 544 stations, Que l’on soit une petite ou grosse commune chacun peut participer a cette évaluation. Il faut permettre aux stations de valoriser leur patrimoine et de promouvoir le patrimoine naturel de ce territoire. C’est un label précurseur (en 1964) qui fait part d’un vrai engagement.

Réponse : Laurent Burget : Le flocon Vert est différent : deux ans d’âge et 3 stations labellisées, un petit poucet comparé a Station Verte. Mais la nature du label est bien différente puisque le Flocon Vert vient valider des notions d’engagement et de performance en matière de durabilité, le label station verte propose intègre depuis récemment la question de la durabilité, mais c’est un outil d’accompagnement qui ne demande a ce jour aucune notion de performance environnementale.

Question : Alain Perroud Conseil Général de l’Isère : La nouvelle évolution du label Station Verte me pose question : on garde les 544 communes mais on rajoute un pavé environnemental.  Je trouve cela dangereux vis a vis du grand public et de la transparence.

Réponse : Philippe Bernez : De plus les stations qui ne remplissent pas les critères environnementaux et autres sortirons du label d’ici 6 ans, dans l’intervalle nous laissons a nos adhérent le temps de mettre en œuvre les actions préconisées, tout en restant adhérent et labélisés Station Verte

Question : Valérie Quenard MDP Consulting : Démarche de progrès mobilise des ressources en hommes et financière. Combien coûte un label ?

Réponse : Philippe Bernez : Pour une commune la cotisation annuelle est de 832€ et les communes sont accompagnées dans cette démarche là. Nécessite de développer de la ressource humaine. Même une petite station peut cotiser.

Réponse : Thierry Gamot : Pour Nordic France c’est environ 400€ pour être labellisée.

Réponse : Laurent Burget : L’Eco guide est le moins cher car il est gratuit ! Flocon Vert : les frais de candidature sont de 500€ pour une collectivité + le temps de travail l’analyse durable qui est va de 500 à 1500 € selon la taille de la station. Le cout d’audit indépendant varie entre 800€ et 1500 € selon la taille de la station.

Eco Guide et Flocon Vert : Laurent BURGET, Mountain Riders – Directeur

Lancement de la 7ème édition de l’Eco Guide. Le label Flocon Vert, fonctionnement et enjeux.

La nouvelle édition de l’Eco Guide des stations est un nouvel outil pour les professionnels et les clients. Avec un format plus léger et plus d’exemplaires il regroupe des stations françaises et étrangères qui ont été évaluées sur 42 critères d’évaluation. Au bout de 7 années d’Eco guide le sentiment qu’il faut un outil qui aille plus loin est là. Mountain Riders souhaite soutenir les politiques engagées et le Flocon Vert vient combler ce besoin.

Concertation/ Exemplarité/Indépendance : Ce sont les 3 valeurs du label afin de mettre en lumière les stations les plus engagées. C’est aujourd’hui compliqué d’avoir le label mais c’est volontaire. En effet le label est audité et vérifié indépendamment via un cabinet d’audit et un comité élargi attribuant le label. Avec 10 candidatures et 3 lauréates : Villars sur Ollon – Les Rousses – Vallée de Chamonix Mont Blanc le but du Flocon Vert est désormais de consolider les acteurs techniques impliqués, de se faire connaître à l’étranger et d’accélérer la mise en œuvre concrète du développement durable en montagne.

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Question : Severin Garcia – Arèche Beaufort : Pourquoi il y a moins de stations qui ont répondu concernant l’Eco Guide ?

 Réponse : Laurent Burget : L’Eco Guide est ouvert a tous et est exigent uniquement sur le fait qu’il faut que les 3 entités : OT, RM et Mairie répondent. Force est de constater qu’il y a moins de stations car les moyens sont plus limités et que aujourd’hui les responsables environnement ont sans doute moins de temps consacrer à la réponse à l’ensquète Eco Guide. L’aspect environnemental est passé de mode, l’objectif du label est également de soutenir et de remotiver les collectivités locales, car le développement durable est la seule réponse qui vaille à la crise, selon moi.

Question : Marie Dominique Meot MDP Consulting : Aucun critère économique n’est relevé. En quoi ce manque de critères sur l’économie est-il justifié ?

Réponse : Laurent Burget Mountain Riders : Les stations qui économiquement ne sont pas viables ne sont pas labelisables et ne candidatent pas au label. Lors de la création du cahier des charge la question économique n’a pas été prise en compte, mais il est envisager d’ajouter des critères économiques dans les évolutions futures : chaque chose en son temps ! 

Après midi – Le label et les enjeux actuels


9_cartons par Mountain-Riders

14h : Table Ronde : Le label, un outil d’actions dans les stations labellisées

Serge BESLIN : Directeur de Villars Tourisme – Station de Villars sur Ollon Suisse

Obtention en avril 2013 à Chambéry. Ce label est la concrétisation des efforts réalisés. C’est un encouragement à continuer. La station est heureuse de se voir récompensée par ce label.

 Ronan CAILLEAUD: Responsable QSE – Station des Rousses

La station des Rousses travaille avec le PNR du Haut Jura. Il est plus facile d’avoir le label lorsque l’on est dans une démarche d’amélioration continue. L’ensemble des actions menées par la station se voient récompensée, nous travaillons à la mise en œuvre d’un comité de pilotage flocon vert pour asseoir la démarche dans tous les services.

Nicolas EVRARD  : Vice président de la communauté de commune de la vallée de Chamonix Mont Blanc, Secrétaire général de l’Association des Elus de Montagne

La vallée de Chamonix Mont Blanc est engagée dans un processus de travaux commun depuis plusieurs année.  Le développement durable passe par la concertation et le rassemblement des énergies. C’est pourquoi un plan Climat territoiral a été engagé depuis 3 ans maintenant, permettant le diagnostic des émissions de gaz a effet de serre et la rédaction d’un plan d’action en faveur de la durabilité. Le transport et les questions énergétiques sont des priorités, mais le travail sur des circuits courts à l’échelle de l’espace mont blanc ou la sensibilisation de nos clientèle sont bien présentes également. Le flocon vert vient récompensé nos efforts, nous comptons bien continuer dans cette voie là.

Question : Olivier Gillet ADEME Rhones Alpes : Comment communiquez-vous autour de l’obtention du label ?

 Réponse : Ronan CAILLEAUD : Il y a internet et des panneaux de sensibilisation dans la station. Le logo est affiché et nous avons un réfèrent à l’Office du Tourisme capable de répondre à toutes questions. Nous communiquons au près des habitants également.

 Réponse : Serge BESLIN : C’est un label très visible. Il y a une communication interne au près des différentes stations suisses romandes.

Question : Jean Marc Silva Directeur de France montagne : Quel est l’impact du label sur la clientèle ?

 Réponse : Serge BESLIN : Aujourd’hui cela oblige à sensibiliser les acteurs de la commune. Et par impact la qualité de service augmente et l’effet de ricochet peut être intéressant pour la clientèle. Malheureusement aujourd’hui le label ou les question de développement durable ne font pas partie des critères de choix principaux.

 Questions : Personne de la salle : Comment s’est fait la passerelle réglementaire pour la station ? Comment uniformiser ces critères de manière internationale en tenant compte des réglementations des différents pays ?

Réponse : Serge BESLIN Directeur de Villars Tourisme : En Suisse il existe des lois très strictes, ce qui est plutôt bien pour valider le label Flocon Vert. En Suisse en terme de DD c’est une obligation de faire la taxe aux sacs poubelle. De ce fait il y a moins de  barrières à franchir. Egalement, l’installation de panneaux solaires thermiques sur les habitations est une obligation.

Réponse : Laurent BURGET : On envisage un référentiel unique pour toute l’europe. Même si le cahier des charges à été développé en France, nous souhaitons qu’il se répande à l‘international.

Réponse : Nicolas EVRARD A l’échelon transfrontalier et dans le valais l’espace Mont blanc est un lieu sur lequel on va  communiquer sur  le plan climat par exemple et sur la planification territoriale : Identification parcelle par parcelle des énergies renouvelable. Possibilité de mise en réseaux assez intéressante. Mis a part la Suisse le droit européen permet de retrouver des points dans lesquels ont peut définir des points pays par pays de façon européenne.

 Question : Edouard Mari Consultant JAM Ingenierie Consultant : Pour les 3 stations présentent quelle est la plus-value économique ? Le DD coûte il cher ?

Réponse : Serge BESLIN : En Suisse c’était un point majeur pour déclencher une prise de conscience.

Réponse : Ronan CAILLEAUD : Dans le Jura on a mis en place des indicateurs pour voir si il y avait un changement en terme d’évolution sur le sujet du DD.

Réponse : Nicolas EVRARD  : Vivre et travailler en montagne coûte plus cher. Sans prendre conscience des nouvelles attentes environnementales ont risque de perde de la clientèle a court terme.

Réponse : Laurent BURGET : Il n’y a pas d’impact économique flagrant. Aujourd’hui il faut investir 2% (rapport Stern) du PIB dans le DD pour anticiper sur l’avenir et rester rentable. La question doit être vue différemment, c’est a dire qu’une station qui ne s’engage pas dans ces démarches de durabilité est une station qui prend des très grand risques économiques pour son avenir.


Mountain Days – Campagne de ramassage de… par Mountain-Riders

15h15 : Table Ronde : Le label, un outil local au service d’enjeux globaux

Olivier GILLET – ADEME – Ingénieur en Charge du secteur Tourisme

L’ADEME  est un partenaire historique depuis une environ 7 ans. Assez reticent au début à la création d’un nouveau logo, l’ADEME s’est engagé depuis 2 ans auprès de Mountain Riders et donne sa vision d’un label viable. 

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Sébastien GALY – Fondation Nicolas Hulot, Directeur du Pôle Soutien

Partenariat depuis plus de 7 ans, le Flocon vert est une suite logique d’après la FNH qui a vu émerger et mûrir l’Eco Guide puis le Flocon vert. A l’heure actuelle on a besoin d’actions et d’objectifs pour contrer cette forme de lassitude de la population autour de la thématique de l’environnement. Cependant, il y a des territoires ou il existe une forme de maturité en ce qui concerne les actions menées. C’est sur ces territoires qu’il faut appuyer et valoriser, pour que les démarches se multiplient et s’amplifient, du bas vers le haut.

Nils GINESTOU – Région PACA – Direction du Développement des Territoires – Service Montagne et Massif Alpin

La région PACA soutien et a accompagne le label Flocon Vert et les notions fondamentales de développement durable via 2 axes : La notion de DD dans nos politiques régionales et les orientations du Programme Opérationnelle Interrégional du massif des Alpes 2014-2020 : le développement durable est un enjeu permanent de ce document, les critères d’éligibilités pour postuler a des financements correspondent pour beaucoup a ceux du label Flocon Vert.

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Thomas JOLY – Conseiller du président – Fondation Européenne pour l’Education à l’Environnement – Label Pavillon Bleu

Le pavillon bleu est le premier éco label au monde. Il a 4 grands principes : annualité/positivité pour ne pas dénoncer/principe d’évolution/ principe de volontariat. Il regroupe 142 communes lauréates dont plus de 80 ports. La F3E estégalement à l’origine du label Clef verte, célèbre chez les restaurateurs et hébergeurs. Le pavillon bleu a donc aidé Mountain Riders dans son travail sur le Flocon Vert. Sur le principe de base il existe une forme de tronc commun entre les deux labels.

Questions : Personne de la salle : Qu’est ce qu’un espace valléen ?

Réponses : C’est un espace connecté à se vallée et non cantonner à son cœur de station. L’espace valléen est un regroupement de territoires type communauté de communes.

 Questions : Personne de la salle : Quels sont les points communs et les différences entre le pavillon bleu et le flocon Vert ?

Réponses : Laurent Burget et Thomas Joly : Il y a des differences car on s’adresse a des collectivités type communautés de communes et le flocon vert intègre des critères sociaux sur le transport sur l’énergie… Il y a des critères communs et différents en terme de ce que ‘l’on labellise. Flocon Vert labelise les communes et le cahier des charges est différent car les problématiques ne sont pas les mêmes. Ce sont deux labels qui souhaitent mettre en lumière les bonnes actions à faire a temps.

16h : Clôture de la journée : Jean Berthier, Directeur Délégation Montagne Atout France

Jean Berthier, expert du tourisme et de la montagne, cloture et restitution de la journée. Atout France, promotion touristique de la France, analyse des tendance et conseil stratégique de la politique tourtique.

Nous sommes au centre d’une période de transition et le touriste en milieux de montagne n’y échappe pas. C’est une source de revenus mais aussi de nuisances environnementales. Il faut rester vigilant sur les labels pour éviter le Green washing. C’est d’autant plus difficile quand le label s’adresse non pas a une entreprise mais a un territoire. Le label Flocon Vert est une bonne réponse pour aller plus loin.

The Holstee Manifesto Lifecycle Video from Holstee on Vimeo.

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